Trois décennies d’InnoTrans
:format(webp):quality(100))
Kerstin Schulz travaille pour Messe Berlin depuis 2001. En 2004, elle a rejoint InnoTrans et, depuis 2013, elle dirige l’événement en tant que directrice.
30 ans d’InnoTrans – que signifie pour vous cet anniversaire ?
Cette année est très spéciale pour nous tous à Messe Berlin et, bien sûr, aussi pour moi personnellement. Un salon qui s’est développé sur 30 ans pour devenir ce qu’est aujourd’hui InnoTrans est une véritable exception et nous rend tous très fiers. Je suis toujours étonné lorsque je compare des photos de 1996 avec celles d’aujourd’hui.
«Je suis toujours étonné lorsque je compare des photos de 1996 avec celles d’aujourd’hui.»
Pourquoi ?
Avant la première édition d’InnoTrans, personne ne savait vraiment à quoi s’attendre. C’était davantage un pressentiment qu’un calcul rigoureux qui a fait pencher la balance. Au final, nous avions 172 exposants sur notre site et à la gare de marchandises de Wilmersdorf – à l’époque, il n’y avait même pas de voies sur le site d’exposition. Aujourd’hui, nous comptons environ 3 000 exposants issus de plus de 50 pays. Et les 6 300 visiteurs de 1996 sont devenus près de 170 000. Nous sommes devenus de plus en plus internationaux ; plus de la moitié de nos visiteurs et exposants viennent désormais de l’étranger. Là encore, la situation était très différente il y a 30 ans. Nous avons toujours cherché à évoluer avec notre temps. Cette année, un hackathon est organisé pour la première fois, nous décernons des prix à des influenceurs et proposons des visites guidées sur l’IA et la robotique. Nous avons entièrement repensé notre application pour InnoTrans 2026, ce qui rend le « matchmaking » encore plus simple.
InnoTrans est toujours complet bien à l’avance. À quoi attribuez-vous cela ?
Le portefeuille de nos exposants va de la simple vis aux composants plus importants, jusqu’aux véhicules complets. Chez nous, visiteurs et exposants trouvent une offre concentrée qu’ils devraient autrement aller chercher sur plusieurs salons. Cela se reflète aussi dans nos enquêtes : les taux de satisfaction dépassent largement les 90 % dans tous les domaines. Ceux qui viennent une fois à InnoTrans reviennent généralement.
«La tendance à une internationalisation accrue va se poursuivre.»
Y a-t-il des régions ou des segments qui gagnent actuellement en importance ?
Depuis plus de 20 ans, InnoTrans repose sur les segments Railway Technology, Public Transport, Infrastructure, Interiors et Tunnel Construction. C’est en quelque sorte l’ossature du salon. Nous observons actuellement une forte hausse de la demande pour les thématiques liées à l’infrastructure. Sur le plan régional, la croissance la plus marquée provient d’outre-mer : nous recevons de nombreuses demandes de Chine et d’Inde. De grandes délégations des États-Unis se sont inscrites, et l’Amérique du Sud est également en plein essor. La tendance à l’internationalisation va se poursuivre.
Swissrail fait partie de cette internationalisation depuis de nombreuses années.
Oui, et nous en sommes très heureux. Lors de la première édition en 1996, deux entreprises suisses étaient présentes ; en 2024, elles étaient plus de 130. Nous entretenons une collaboration très basée sur la confiance et avons réalisé ensemble de nombreux projets. Le stand Swissrail, conçu de manière respectueuse du CO2 lors des deux dernières éditions, a non seulement fixé des standards, mais reflète aussi une évolution majeure du secteur. Presque toutes les innovations présentées à InnoTrans contribuent à la durabilité écologique. De plus, de nombreux participants suisses se rendent à Berlin en train plutôt qu’en avion, ce qui est très réjouissant.
En 2027, InnoTrans Asia aura lieu pour la première fois à Singapour. N’est-ce pas une concurrence pour Berlin ?
Non, c’est un complément, pas une concurrence. Berlin reste le cœur du secteur. InnoTrans Asia vise le marché en forte croissance de l’Asie-Pacifique. Nous créons une plateforme locale attractive pour faciliter l’accès à ce marché fragmenté. Elle s’inscrit dans la stratégie d’internationalisation de Messe Berlin. Des formats similaires, comme l’ITB, ont déjà montré leur efficacité. Les événements se renforcent mutuellement.
«Au final, le succès d’un salon dépend toujours de la satisfaction des exposants et des visiteurs.»
Nous vivons une époque géopolitique incertaine. Quel sera le rôle des salons à l’avenir ?
Le débat existe depuis des décennies. Les deux formats ont leur place. Ce qui compte, c’est la pertinence. Et nous voulons continuer à fixer des standards avec InnoTrans.
Merci beaucoup pour cet entretien !
Remarque concernant la traduction: ce texte a été traduit à l’aide de l’IA, puis vérifié par nos soins. Si vous deviez constater des erreurs, merci de nous en faire part.